Initiatives

Automne 2020 – Communiqué

Pour une politique mondiale commune contre la pandémie de Covid-19, libérée des brevets et hors marché.

L’Université du Bien Commun – Paris attire aujourd’hui votre attention sur la campagne menée par l’association internationale l’Agora des Habitants de la Terre et initiée par l’économiste et politologue Riccardo Petrella (co-fondateur de l’Université) en faveur d’une politique mondiale commune publique contre la pandémie de Covid-19, libérée des brevets et hors marché. 

L’Université du Bien Commun-Paris, créée en 2017, promeut et diffuse la connaissance des biens communs auprès de tous publics. Elle émet des propositions concernant la politique des biens communs avec une attention particulière aux Bien Communs Publics Mondiaux : la connaissance, l’eau, l’air, les forêts, les doits autochtones et bien sûr la santé …. S’attachant à créer des convergences entre acteurs, universitaires, chercheurs et expériences de terrain, l’Université  du Bien Commun vous invite à relayer à votre tour cette initiative citoyenne et politique afin de lui donner la visibilité nécessaire à ses objectifs.

En effet, l’Assemblée Générale de l’ONU convoque les 3 et 4 décembre 2020 une Session Spéciale sur la pandémie de COVID-19 au niveau des chefs d’État et de gouvernement. Elle constitue une occasion historique unique pour la mise en œuvre des actions communes au plan mondial de la lutte contre la pandémie dans l’assurance du droit à la vie et à la santé de tous les habitants de la Terre. 

Malgré toutes les réserves et les craintes que peut susciter la fabrication en urgence de vaccins anti-Covid-19, il s’agit là d’une incitation faite aux citoyens à exprimer leurs priorités afin de donner à la vie une valeur universelle libérée de toute subordination aux “raisons” marchandes et économiques, afin également de faire pression sur nos dirigeants élus pour que leurs décisions soient conformes aux principes constitutionnels de nos États et à la Déclaration Universelle des Droits Humains et à celle des Droits des Peuples.

Pour information,  le 23 octobre dernier, l’Organisation Mondiale du Commerce/OMC, appuyée par les pays « riches » du nord (États-Unis, Union européenne, Norvège, Suisse, Royaume-Uni, Australie, Japon…) a pris la très grave décision de rejeter la demande soutenue par l’ Organisation Mondiale de la Santé /OMS et présentée par l’Afrique du Sud, l’Inde, le Kenya et l’Estawini de suspendre provisoirement l’application des règles concernant les brevets, afin de permettre aux populations des pays appauvris un accès juste et efficace aux soins contre le COVID-19

L’Université joint ci-dessous les éléments susceptibles de vous éclairer sur les raisons et les conditions d’une telle requête :

1)  Le communiqué-vidéo de Riccardo Petrella (20’) « Les biens communs et les biens publics à l’ère de la gouvernance économique mondiale ». En se référant aux principes fondamentaux de l’Université du Bien Commun, il y développe une réflexion très pertinente sur les dérives de la notion de biens communs « publics  et analyse le spectre des biens communs publics mondiaux qu’il est fondamental de défendre par la connaissance et l’action concrète. 

2) La déclaration de l’Agora des Habitants de la Terre / AHT « Défendre le droit à la santé de tous les habitants de la terre », suite au rejet par l’OMC de la requête de nombreux pays du Sud de suspendre provisoirement l’application des brevets sur les médicaments et vaccins anti-Covid-19‌.

 

 


« Cher(e)s Ami(e)s,

vous avez été nombreux/ses (autour de 25)  à réagir sur le projet de schéma de la Déclaration de l’Agora (de l’Arg, du Chili, du Québec, du Brésil, de la France, de la Belgique, de l’Italie, du Montenegro, de la Serbie….) par des remarques et propositions sur tel ou tel concept, phrase, paragraphe, l’ensemble de la déclaration…

Moi aussi j’ai fait des progrès par rapport au schéma initial.

Le tout – certains événements politiques récents inclus –  m’a amené à rédiger un texte assez « développé », plus argumentatif et analytique et  aussi plus détaillé sur le plan des propositions. 

Apparemment, le produit final que vous trouverez ci-joint, a été bien accueilli par plusieurs journaux online (Pressenza,fr et it, Other News, Il manifesto, Wall Street international Magazine….). La Déclaration a été publiée 3x en Italien, et 1 x respectivement en français et en anglais. Je n’ai pas eu le temps de soumettre la déclaration en d’autres langues à d’autres journaux.

Ci-après,

– le lien français https://www.pressenza.com/fr/2021/06/a-propos-de-la-rencontre-des-8-9-juin-de-lomc-adpic-sur-les-brevets-sur-les-vaccins/

 – le lien anglais,https://wsimag.com/economy-and-politics/66047-we-all-have-the-right-to-life

– le lien italien, https://ilmanifesto.it/lettere/abbiamo-tutti-il-diritto-alla-vita-nessuno-puo-arrogarsi-il-potere-di-violarlo/

Il me semble que conjointement à l’article  précédent sur la critique des résultats du Sommet Global sur la Santé du G20, les deux derniers textes représentent une contribution utile de l’Agora aux débats en cours en la matière.

Vos commentaires sur la Déclaration permettront de mieux  compléter le petit dossier. 

Merci.Amitiés

Riccardo »

                                                                                                                          ***

Le rapport de la commission d’enquête « relative à la mainmise sur la ressource en eau par les intérêts privés et ses conséquences

Communiqué de Riccardo Petrella du 17/07/2021

Cher(e)s Ami(e)s

 intéressé(e)s à la Campagne Eau Bien Commun Public Mondial de l’AHT, mercredi 21 sera publié le rapport (de plus de 300 pages)  rédigé par la Commission d’Enquête  de l’Assemblée Nationale française « relative à la mainmise sur la ressource en eau par les intérêts privés et ses conséquences »

Entre autres actions, la Commission d’Enquête a procédé à une série

 d’auditions individuelles, même à distance, à laquelle j’ai été invité.

L’article  de presse  dont vous trouverez le lien ci-après est une des premières analyses disponibles.

https://reporterre.net/Un-rapport-tacle-l-accaparement-de-l-eau-par-les-interets-prives

Si besoin, je reviendrai sur le sujet après avoir lu l’intégralité du rapport.

Le fait que l’Assemblée nationale française ait approuvé à l’unanimité le rapport de la commission d’enquête constitue un signe important  encourageant pour la bataille en faveur de l’eau bien commun public mondial. 

Bien cordialement à vous

Riccardo

PS Il me semble que si la lecture du rapport permet de partager le contenu de l »article paru sur Reporterre, il serait utile que les membres français de notre association réfléchissent à quelle initiative appropriée l’Agora pourrait opportunément songer/proposer   dans le cadre de notre campagne en collaboration avec d’autres associations et mouvements actifs pour l’eau droit universel et bien commun public mondial..Attendons….

Assemblée nationale : une «commission d’enquête citoyenne» sur la gestion des forêts

Publié le 24/09/2019 

La vice-présidente du groupe des députés de La France insoumise Mathilde Panot a annoncé mardi le lancement d’une «commission d’enquête citoyenne» réunissant des parlementaires de gauche et des spécialistes, pour proposer un «contre-modèle» à «’l’industrialisation massive» des forêts françaises.

La gestion actuelle aurait pour conséquence l’utilisation de pesticides, les coupes rases qui font chuter la biodiversité, le «démantèlement» de l’Office national des forêts (ONF) et la dégradation des conditions de travail des bûcherons et ouvriers forestiers, a dénoncé la députée du Val-de-Marne lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale. «Nos forêts, qui couvrent un tiers du territoire français soit, 16,9 millions d’hectares, souffrent de la  »malforestation » comme il existe la  »malbouffe »: certes elles grandissent, mais leur qualité se dégrade», a pour sa part estimé le journaliste Gaspard d’Allens, auteur de «Main basse sur nos forêts» (Seuil, 2019) et membre de la «commission citoyenne».

Feront aussi partie de cette commission les députés insoumis Ugo Bernalicis, Bénédicte Taurine et Loïc Prud’homme, les députés socialistes Dominique Potier et Guillaume Garot, la députée de Génération écologie Delphine Batho, les parlementaires communistes Sébastien Jumel, Hubert Wulfranc et Guillaume Gontard, aux côtés d’associations comme France Nature Environnement et SOS Forêts et de l’intersyndicale de l’ONF. L’instance aura pour but de «co-construire» une proposition de loi cet automne afin de concevoir un «contre-modèle» à la gestion actuelle des forêts, a expliqué Mathilde Panot: la protection des écosystèmes, le renforcement de la gestion de service public ou encore les conditions de travail des bûcherons et travailleurs forestiers.

Plusieurs auditions auront lieu de septembre à novembre, et intégrera le travail de quelque 120 spécialistes aux Assises nationales de la forêt, organisées du 23 au 24 octobre à Chaussy (Val-d’Oise).